Tenet, Le blues de Ma Rainey, J’irai mourir dans les Carpates… Les films en ligne à voir ou pas cette semaine


La rédaction du Figaro vous propose tous les mercredis une sélection de nouveautés disponibles sur les plateformes de streaming ou en VOD.

Le Figaro vous propose sa sélection des films sortis cette semaine en ligne, en VOD ou sur les plateformes de streaming.

À voir

Tenet , film d’action de Christopher Nolan, 2h30

Christopher Nolan refait le coup d’Inception. Cette fois, il n’est pas question de rêves emboîtés, mais de temps inversé. Le héros, interprété par John David Washington, en a après un méchant oligarque russe. Son but est de déclencher l’apocalypse. Cela lui demandera deux heures et demie. Comme quoi, Nolan n’a pas maîtrisé complètement le concept de son histoire. Sur l’écran, les images s’agitent comme dans un shaker insensé. Un Robert Pattinson peroxydé s’intéresse à la physique. La B.O. est tambourinante. La caméra danse le jerk. Le metteur en scène multiplie les dialogues au cas où l’on se perdrait en route. Un bon 007. C’est toujours ça.

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> > Disponible sur Orange, CanalVOD, FILMOTV et Univers Ciné à partir de 13,99 euros

J’irai mourir dans les Carpates , comédie d’Antoine de Maximy, 1h36

Avec sa chemise rouge voyante comme un joyeux gyrophare et son insatiable curiosité, Antoine de Maximy a des faux airs de Tintin reporter. Depuis seize ans, ce « globe squatteur » s’est taillé une belle notoriété à la télévision grâce à son émission J’irai dormir chez vous. Avec ce premier long-métrage de fiction en forme d’enquête romanesque, J’irai mourir dans les Carpates, il se met lui-même en scène au cœur de l’un de ses fantasmes majeurs : mourir durant l’un de ses reportages. Une mort tant redoutée qu’il l’exorcise au cinéma. Le film n’en demeure pas moins sautillant, léger et chaleureux comme son héros disparu. Même si Antoine de Maximy situe les péripéties de son aventure dans l’ambiance angoissante et mystérieuse du pays de Dracula, en nous réservant d’ailleurs quelques séquences de suspense à couper le souffle, c’est finalement l’esprit « tintinesque » qui triomphe. En cela, Antoine de Maximy demeure un incorrigible optimiste. Voilà qui fait du bien en ces temps incertains.

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> > Disponible sur Orange, CanalVOD, FILMOTV et Univers Ciné à partir de 4,99 euros

Femmes d’Argentine , un documentaire de Juan Solanas, 1h

«En Argentine, chaque semaine, une femme meurt à cause d’un avortement clandestin.» C’est le triste constat que dresse le réalisateur Juan Solanas dans son terrifiant documentaire. Le 13 juin 2018, la Chambre des députés adopte un projet de légalisation sur l’avortement, pourtant à ce jour, la loi n’a toujours pas été votée et l’IVG reste interdite en Argentine. Dans ce documentaire, politiques, militants, religieux et victimes parlent d’une réalité qui fait froid dans le dos. Juan Solanas s’abstient de porter un jugement sur les groupes qui s’affrontent parfois violemment dans les rues de Buenos Aires. En empathie, il écoute, observe et recueille les paroles en souffrance.

> > Disponible sur FILMOTV à partir de 3,99 euros

Le blues de Ma Rainey , drame musical de George C. Wolfe, 1h34

Dans une atmosphère décontractée, sur cette estrade bricolée, la chanteuse Ma Rainey (admirablement incarnée par Viola Davis) donne un concert sauvage dans les bois. Ma Rainey est devenue la «Mère du blues». L’intrigue se situe en 1927, à Chicago, lors de son dernier enregistrement en studio. Parmi les musiciens de son groupe, un jeune trompettiste fougueux prénommé Levee (Chadwick Boseman) ne peut s’empêcher de vouloir briller autant qu’elle. Il est turbulent et se montre un peu trop pressé de renverser la vieille idole de son piédestal… Adapté d’une pièce à succès d’August Wilson, Le Blues de Ma Rainey, est un film poignant en forme de duel aussi musical que générationnel sur fond de crispation raciale. En mettant en scène un huis clos théâtral entrecoupé de passages musicaux, George C. Wolfe plonge le spectateur au cœur d’un chaudron bouillant, celui de la création musicale mêlé aux prémices de la lutte raciale qui infuse déjà dans l’Amérique des années 20-30. C’est aussi et surtout le long-métrage posthume de l’acteur de Black Panther tragiquement décédé à 43 ans d’un cancer du côlon. L’ultime performance de Chadwick Boseman est poignante.

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On peut voir

Minuit dans l’univers , drame de George Clooney, 2h02

Seul dans une station de l’Arctique, le scientifique Augustine Lofthouse (George Clooney) tue le temps. Au fil des flash-back, on apprend qu’un virus a décimé la Terre. Les pôles sont les derniers refuges avant la fin du monde mais l’air commence déjà à y être contaminé. Lofthouse découvre dans la station une petite fille, Iris, locataire clandestine. Lorsque les astronautes de la station Ether rentrent de mission après avoir exploré une planète habitable, ils ne savent rien de l’apocalypse terrienne, et Lofthouse va tout faire pour les prévenir. En adaptant le roman de Lily Brooks-Dalton Good Morning, Midnight, Clooney confirme qu’il n’est ni Clint Eastwood ni Robert Redford. Avec son septième long-métrage comme réalisateur, on ne sait toujours pas vraiment ce qui le pousse à vouloir jouer sur les deux tableaux. Mais Minuit dans l’univers vaut mieux que le travail d’un copiste laborieux. Clooney signe deux films en un, survival sur glace et space opera, pour une même tonalité, crépusculaire. La partition du Français Alexandre Desplat, avec ses touches électroniques et ses cordes assourdies, accompagne avec délicatesse l’extinction de l’humanité.

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Jacob et les chiens qui parlent , film d’animation d’Edmunds Jansons, 1h10

Comment empêcher un projet immobilier qui détruit les arbres d’un parc magnifique? C’est l’aventure de Jacob et de sa cousine Mimi, avec une bande de chiens, dans ce sympathique dessin animé au graphisme charmant, qui marie l’aventure classique pour petits et des thèmes actuels, avec de jeunes héros défendant l’harmonie naturelle contre la course au gain.

> > Disponible sur Orange, CanalVOD et Univers Ciné à partir de 2,99 euros

Spycies , film d’animation de Guillaume Ivernel, 1h30

Vladimir est le meilleur agent secret de l’«Agence», conscient de sa valeur et amoureux des frissons, il a tendance à ignorer les ordres et à ne suivre que ses instincts. Le voici puni par sa hiérarchie, exilé à la sécurité d’une plateforme maritime offshore secret-défense où il va rencontrer Hector, un espion informaticien accroc aux télénovelas. Coproduction franco-chinoise, Spycies peut se targuer d’une animation de très bonne qualité. Malheureusement, l’absence de double lecture rendra le film longuet pour les parents accompagnants leurs progénitures, tandis que les dialogues souvent assez plats ne sont pas aidés par le doublage très inégal. Spycies permet néanmoins d’éveiller les consciences des plus jeunes à la problématique environnementale tout en leur offrant un divertissement visuellement très agréable.

> > Disponible sur Orange et CanalVOD à partir de 4,99 euros

The Perfect Candidate , drame d’Haifaa al-Mansour, 1h45

Médecin célibataire dans une petite ville d’Arabie saoudite, Maryam (Mila Alzahrani) crée l’événement en se présentant aux élections municipales. « Issue d’un milieu ni pauvre ni riche, elle va mettre du temps à trouver sa propre voie et son identité, et à gagner le respect des autres », explique la cinéaste. Après Wajda, qui l’a révélée en 2013, puis Mary Shelley en 2018, Haifaa al-Mansour voulait offrir un film « très personnel ». Si son pays natal s’est ouvert – « les règles vestimentaires se sont assouplies » – il est encore soumis au patriarcat. Maryam espère un poste de chirurgienne dans un grand hôpital, mais, pour prendre l’avion, elle doit obtenir l’autorisation de son père, qui est en tournée – il joue dans un groupe de musiciens.

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Africa Mia , documentaire de Richard Minier et Edouard Salier, 1h18

Dans les années 1960, l’orchestre Las Maravillas de Mali connut un immense succès à Cuba. L’histoire de cette formation de jeunes musiciens recrutés au Mali et formés à la musique par le régime castriste fascine depuis deux décennies le producteur musical Richard Minier. Fourmillant d’anecdotes – telle cette rencontre avec Fidel accompagné du Che jouant les interprètes –, le film brosse une galerie de personnages très attachants. Les images du studio Egrem, rendu célèbre par Buena Vista Social Club, de Wim Wenders, sont superbes. Comme la musique de ces pionniers de l’Afro-Cubain. Africa Mia est parfois chaotique, traversé par les doutes de son auteur. Le témoignage du génial Salif Keita offre un point de vue intéressant sur l’abandon de la musique malienne par le régime qui prend le pouvoir dans les années 1970. Vibrant, touchant, coloré, ce film est une magnifique célébration de la vie et de la musique.

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Rocks , drame social de Sarah Gavron, 1h33

La mère de Rocks (épatante Bukky Bakray) quitte le domicile familial, abandonnant sa fille et son jeune fils. Sa meilleure amie essaie de l’aider, mais l’adolescente se ferme. En empathie avec son héroïne, la réalisatrice britannique des Suffragettes filme à la façon de Ken Loach une poignante descente aux enfers. Dommage que la fin soit décevante.

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Ma Belle-Famille, Noël et moi , comédie romantique de Clea DuVall, 1h42

Abby et Harper sont amoureuses. Abby souhaite d’ailleurs lui demander sa main lors du repas de Noël chez les parents de sa petite amie. Problème, personne dans sa famille n’est au courant de son homosexualité. Le coming out tarde, la frustration s’installe, Noël s’annonce mal. Avec Ma Belle-Famille, Noël et moi (Happiest Season en VO, beaucoup plus adapté), la réalisatrice Clea DuVall propose un conte de Noël comme il en existe des dizaines chaque année. Si l’originalité repose sur l’orientation sexuelle des personnages principaux, le film se distingue surtout par son casting alléchant. Kristen Stewart, Mackenzie Davis, Alison Brie, Dan Levy ou encore Aubrey Plaza forment ensemble une troupe juste et sensible. Sans jamais frôler le pathos de Noël, le long-métrage arrive à brasser subtilement de nombreuses thématiques telles que l’honneur familial, l’acceptation des autres ou encore l’importance de se réunir. Léger, Ma Belle-Famille, Noël et moi est un excellent film à regarder au coin du feu, sous sa couette et armé d’un chocolat chaud.

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À éviter

L’Infirmière , drame de Koji Fukada, 1h44

Ichiko, infirmière à domicile, est suspectée de complicité d’enlèvement quand la cadette d’une famille chez qui elle travaille disparaît. Sauf que Fukada filme cette histoire avec la vigueur d’un poulpe. Aussi efficace qu’une piqûre de morphine.

> > Disponible sur Orange FILMOTV, CanalVOD, Univers Ciné et Arte Boutique à partir de 4,99 euros

Pourquoi pas eux

Fatman , film d’action de Ian et Eshom Nelms, 1h40

Un père Noël tapageur et peu orthodoxe lutte contre le déclin de son commerce. Au même moment, après avoir reçu un morceau de charbon dans sa chaussette de Noël, Billy, un adolescent de douze ans, engage un tueur à gages afin d’éliminer le père Noël.

> > Disponible sur Univers Ciné à partir de 4,99 euros

Songbird , drame d’Adam Mason, 1h30

Cela fait maintenant quatre ans que le monde vit en confinement. Désormais, les personnes infectées du Covid-23 sont envoyées de force en quarantaine dans des camps devenus peu à peu d’inquiétants ghettos. À Los Angeles, Nico est un coursier immunisé au virus qui arpente la ville lors de ses livraisons. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de Sara, une jeune femme confinée chez elle. Malgré les impératifs sanitaires qui les empêchent de s’approcher, Sara et Nico tombent amoureux. Mais lorsque Sara est suspectée d’être contaminée, elle est contrainte de rejoindre les camps de quarantaine. Nico tente alors l’impossible pour la sauver…

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Poissonsexe , comédie d’Olivier Babinet, 1h29

Alors que Miranda, la dernière baleine au monde, fait la une des journaux, Daniel, physicien obstiné, tente de redonner aux poissons l’envie de copuler. Célibataire désabusé, il est lui-même hanté par le désir d’être père et compte bien traiter ce problème scientifiquement. Le hic c’est qu’à Bellerose il y a seulement 3 femmes en âge de procréer, soit une chance sur 6232,33 de rencontrer la mère de ses futurs enfants. Pourtant un jour, en sauvant de la noyade un étrange poisson à pattes, Daniel va réapprendre à tomber amoureux.

> > Disponible sur Orange, CanalVOD, FILMOTV, Cinémas à la demande et Univers Ciné à partir de 4,99 euros

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