EN DIRECT – Abus sexuels : le pape François dit son « immense chagrin »


► 14 h 35 [VIDÉO] « Séisme », « éveiller les consciences », « essentiel »… Les catholiques réagissent

Face au choc du rapport de la CIASE, plusieurs catholiques, institutionnels ou non et d’anciennes victimes se sont confiés à La Croix.

► 14 h 15 [VATICAN] Le pape François a exprimé son « immense chagrin »

Le pape a pris connaissance « avec douleur » du contenu du rapport de la commission Sauvé. Il a exprimé son « immense chagrin » et a dit avoir « pris conscience de cette effroyable réalité ».

« Ses pensées se tournent en premier lieu vers les victimes, avec un immense chagrin pour leurs blessures et gratitude pour leur courage de dénoncer. Elles se tournent aussi vers l’Église de France, afin que, ayant pris conscience de cette effroyable réalité et unie à la souffrance du Seigneur pour ses enfants les plus vulnérables, elle puisse entreprendre la voie de la rédemption », a déclaré le porte-parole du Vatican, Matteo Bruni.

► 13 h 55 [COMMUNIQUÉ] La Commission inceste appelle toutes les institutions à protéger les enfants

La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a indiqué dans un communiqué « prendre le relais » de la commission Sauvé et a appelé l’ensemble des institutions « à s’engager dans la protection des enfants ».

« L’école, le sport, les autres religions doivent s’engager dans le même processus que l’Eglise catholique. Toute institution a le même travail à faire. Les prédateurs vont là où sont les enfants », a déclaré à l’AFP le juge Édouard Durand, qui préside la Ciivise.

► 13 h 40 : [RÉACTION] Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Arras et vice-président de la CEF : « Certaines préconisations peuvent être mises en œuvre très vite »

« Certaines préconisations de la commission Sauvé peuvent être mises en œuvre très vite, d’autres demandent un vrai travail de fond, sur la gouvernance, la présentation de la morale, la manière dont on parle des prêtres par exemple. Le sujet du secret de la confession est majeur également. Le secret a toujours sa place mais ne peut pas justifier l’injustifiable. J’accueille donc la recommandation de la commission Sauvé, je ne sais pas encore exactement ce que nous pouvons en faire mais il faut étudier cette question avec l’Église universelle.

Si nous voulons une transformation profonde, il va falloir travailler et cela ne peut se faire en cinq minutes. Cependant, il nous faut donner des gages. Nous devons continuer à être évalué par des gens de l’extérieur. Sur la question de l’indemnisation, nous ne devons pas être trop longs, nous n’avons pas cinq ans. Nous avons pris une option et manifestement le rapport Sauvé nous dit que ce n’est pas le bon chemin. On doit accueillir leur recommandation et voir ce que nous décidons. »

► 13 h 20 : [RÉSUMÉ]Le rapport Sauvé en 5 points-clés

Des chiffres alarmants pour l’Église. Environ 330 000 mineurs ont été victimes dans des contextes ecclésiaux depuis 1950. Pour 216 000 d’entre eux, l’abus a été commis par une personne consacrée.

Des violences plus fréquentes en milieu ecclésial. Après les milieux familiaux et amicaux, l’Église est un des endroits où la pédophilie est la plus forte : 1,16 % des majeurs métropolitains y auraient été victimes dans leur enfance.

La lente évolution de l’Église, qui a voulu pendant trop longtemps « se protéger du scandale » et « sauver » l’agresseur.

Une demande de vraie reconnaissance de la responsabilité de l’Église, notamment par une réparation financière qui, contrairement aux plans actuels de l’épiscopat français, « ne saurait être purement forfaitaire ».

45 recommandations ont été formulées par la commission Sauvé, allant de la vérification des antécédents judiciaires à une cartographie des risques en passant par des conseils sur la catéchèse. Le célibat sacerdotal est également interrogé.

► 13 heures : [TÉMOIGNAGES] Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen : « Il y a toujours la lumière au bout du tunnel »

« Ces chiffres sont terrifiants. Ils veulent dire quelque chose : c’est une vérité nouvelle. Nous sommes accablés en pensant à toutes ces personnes qui vivent aujourd’hui blessées par ces actes commis par des prêtres, des religieux, des religieuses, qui ont trahi leur propre vocation qui est la mienne, c’est terrible. Nous avons l’impression que le tunnel s’est allongé considérablement aujourd’hui, mais il y a toujours la lumière au bout. Monsieur Sauvé, à la fin de son discours, a d’ailleurs parlé d’espérance.

Aujourd’hui, il est pour moi impossible de penser la suite sinon en termes d’engagement. C’est impossible car je ne peux pas penser la suite seul. Des réformes profondes sont à engager. La question de la gouvernance me touche particulièrement, la question du modèle, qu’on peut appeler masculin dominant, comment ne pas s’y reconnaitre, comme facteur aggravant. Tous ensemble, nous avons à accueillir cette lumière, cette révélation, il faut peut-être s’entraider à l’accueillir dans chaque communauté. Un grand travail de fond reste à accomplir. »

► 12 h 50 : [RÉACTIONS DE VICTIMES] « Le peuple chrétien doit veiller à l’avenir »

Patrick Goujon, jésuite, auteur de Prière de ne pas abuser (Le Seuil, 96 p., 12 euros), victime qui a longtemps occulté cette blessure d’enfance, ressent à la fois accablement et soulagement : « Quel accablement face à l’ampleur des chiffres mais aussi du système et du silence que l’Eglise a fini par organiser avec une accumulation de défaillances. »

Soulagement devant le travail de la Ciase, même s’il faudra « prendre le temps d’accuser le coup, douloureux, nécessaire, chirurgical ». Patrick Goujon se dit aussi touché par la démarche de la Ciase et la conviction de Jean-Marc Sauvé que « seules les victimes pouvaient leur apprendre la réalité de ce qui avait été vécu ».

Le jésuite insiste encore : « L’Église n’a pas entendu le murmure des enfants dont le cri ne pouvait sortir. » Pour lui, « le travail est devant, entre les mains des instances hiérarchiques mais aussi des fidèles : le peuple chrétien doit demander des comptes, être veilleur durant les années qui viennent ».

► 12 h 40 : [TÉMOIGNAGES] Mgr Luc Crépy, évêque de Versailles : « Il faut regarder en face cette réalité si difficile »

Après le point presse, Mgr Luc Crépy, évêque de Versailles, nous confie : « Je suis abasourdi par l’ampleur et l’étendue de ces crimes. Je suis habité par un profond sentiment de honte de voir qu’ils ont été commis dans l’Église et je pense aussi au nombre important de personnes vivantes actuellement qui ont subi des abus, des crimes dans l’Église. Je pense aux personnes victimes pour qui ça doit être très dur aujourd’hui, en particulier à celles que j’ai rencontrées. Il faut regarder en face cette réalité si difficile. Le choc est rude, nous n’avons pas forcément les mots. Il faut prendre le temps d’étudier ce rapport très sérieux.

Comme évêque, je suis meurtri aussi avec tous les catholiques. Le pape François, dans sa lettre au Peuple de Dieu, avait fortement souligné que cette lutte contre la pédocriminalité dans l’Église est l’affaire de tous. Nous sommes tous responsables d’œuvrer pour une culture de prévention et de lutte contre la pédocriminalité. La dimension mémorielle est évoquée dans les recommandations de la commission Sauvé. D’ici un mois, début novembre, à Lourdes, nous essaierons déjà de poser un geste avec les personnes victimes. »

► 12 h 30 : [ASSOCIATIONS DE VICTIMES] Obtenir « des réponses claires et tangibles de l’Église »

Un collectif d’associations de victimes de pédocriminels dans l’Église catholique a annoncé mardi dans un communiqué attendre « des réponses claires et tangibles de la part de l’Église de France, par le biais de la Conférence des Evêques de France et la Conférences des religieux et religieuses de France ».

Le communiqué est signé par six collectifs et deux victimes de violences sexuelles, dont François Devaux, cofondateur de l’association La Parole libérée, à l’origine des affaires Preynat et Barbarin.

► 12 h 20 : [ÉRIC DE MOULINS-BEAUFORT] « Nous devons entendre le cri » des victimes de violences sexuelles

Pour Mgr Éric de Moulins-Beaufort, « la publication du rapport pourrait susciter de nouveaux témoignages. » Il estime que « plus il sera clair et partagé par tous que ce que l’on qualifiait de “gestes inappropriés” ne peut être accepté, mieux les pédophiles seront aidés à ne pas passer à l’acte. » Un entretien à lire sur le site de La Croix.

► 12 h 10 : [VOS RÉACTIONS] Gilles, 63 ans, Val d’Oise

« Dans mes nombreux engagements associatifs ou syndicaux, après avoir pris le temps d’une décision en vérité, chaque fois que je n’étais pas d’accord, je suis parti. Je suis un paroissien actif, allant régulièrement à la messe. Maintenant que la vérité des abus sexuels éclate, que dois-je faire ? Quelle est la voie pour les gens comme moi ? Passer l’éponge et faire comme si de rien n’était ? Me porter caution solidaire pour des crimes que je n’ai pas commis ? Partir une fois encore ? »

► 12 heures : [À L’ÉTRANGER] Des enquêtes aux États-Unis, en Pologne, en Irlande

Le vent de vérité amené par le « rapport Sauvé » souffle bien au-delà des frontières de l’Hexagone. Depuis le début des années 1990, les commissions d’enquête indépendantes se sont multipliées dans divers pays, notamment aux États-Unis, en Pologne, et en Irlande.

► 11 h 50 : [CE QU’IL FAUT RETENIR] Des chiffres amers et des prises de paroles douloureuses

Longue d’un peu plus de deux heures, la conférence de presse de remise du rapport de la Ciase a été l’occasion de découvrir des chiffres amers et de prises de paroles douloureuses. La Croix vous propose de revenir sur les temps forts.

♦ Les accusations de François Devaux (victime, fondateur de La Parole libérée) : « Vous êtes une honte pour notre humanité, vous avez piétiné l’obligation de droit divin naturel de protection de la vie et de la dignité de la personne alors que c’est l’essence même de votre institution », a-t-il asséné aux évêques.

♦ Les chiffres de Jean-Marc Sauvé (président de la Ciase) : 216 000 Français majeurs ont subi des violences sexuelles pendant leur minorité par des consacrés. En ajoutant les laïcs en mission ecclésiale, le nombre de victimes passe à 330 000. Jean-Marc Sauvéa en outre souligné que la prévalence de violences sexuelles est « significativement » plus forte dans les milieux ecclésiaux que dans les autres cercles de socialisation. Enfin, il a exhorté à « se départir de l’idée que les violences sexuelles dans l’Église catholique ont été complètement éradiquées ».

♦ La demande de pardon de Mgr de Moulins-Beaufort (président de la CEF) : Aux victimes « j’exprime ma honte, mon effroi, ainsi que ma détermination à agir avec elles pour que le refus de voir, d’entendre, la volonté de cacher ou de dissimuler, la réticence à les dénoncer publiquement disparaissent », a déclaré l’archevêque de Reims. « Mon désir en ce jour est de vous demander pardon. »

♦ La douloureuse interrogation de sœur Margron (présidente de la Corref) : « [Les] abus et atteintes sexuelles commises dans l’Église catholique, sur mineurs comme sur majeurs [sont] des crimes contre l’humanité du sujet intime, croyant, aimant, a reconnu la religieuse dominicaine. Comment s’en remettre ? Je ne sais pas. »

► 11 h 40 : [COMMUNIQUÉ] « Travailler à une Église plus digne de l’humanité »

Dans un communiqué conjoint, Mgr de Moulins-Beaufort et sœur Véronique Margron reconnaissent que les résultats du rapport de la Ciase sont « extrêmement lourds » et « montrent une réalité effroyable ». Concernant les victimes, « rien ne peut justifier qu’elles n’aient pas été entendues, crues, soutenues, ni que la plupart des coupables n’aient pas été signalés et jugés ».

Dans ce communiqué, ils réitèrent « solennellement [leur] détermination à mettre en œuvre les orientations et les décisions nécessaires afin qu’un tel scandale ne puisse se reproduire ». Ils demandent enfin aux catholiques de « regarder cette terrible réalité pour pouvoir ensemble y faire face et travailler à une Église plus digne de l’humanité et du Christ qu’elle annonce ».

► 11 h 30 : [VOS RÉACTIONS] Thérèse, 55 ans, avocate et mère de famille

« La place du droit canonique, tel qu’il est actuellement pratiqué et enseigné, est considérable dans le maintien d’une situation aussi catastrophique. Le système est mort de l’intérieur, il ne se maintient que par inertie, il ne répond plus du tout, et depuis longtemps, à ses objectifs. Tout est à côté de la plaque, les procédures, les décisions, les modes de fonctionnement… »

► 11 h 25 : [RAPPORT SAUVÉ] 45 recommandations pour permettre la reconstruction des victimes

Il fait 350 pages, plus 2 000 pages d’annexes. Le rapport Sauvé établit d’abord un constat : 216 000 personnes auraient été abusées par des prêtres, diacres ou religieux en France, entre 1950 et 2020, une réalité longtemps cachée par l’Église. Dans ses recommandations – 45 en tout –, la commission invite l’institution à endosser « une responsabilité à caractère à la fois individuel et systémique » pour permettre la reconstruction des victimes et à revoir en profondeur son organisation.

► 11 h 20 : [FIN DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE] « J’ai exprimé notre attente et notre espoir »

Jean-Marc Sauvé clôt la conférence de presse. « La mission de la commission prend fin (…) nous passons le témoin aujourd’hui à l’Église. J’ai exprimé notre attente et notre espoir. »

► 11 h 15 : [QUESTIONS DE LA PRESSE] Des abus sexuels moins nombreux « en zone de chrétienté »

Au sujet de la disparité géographique concernant la commission d’abus, Jean-Marc Sauvé note que « paradoxalement » les agressions sont proportionnellement moins nombreuses dans les régions où la pratique religieuse était la plus forte. Il avance comme hypothèse que dans ces lieux, le clergé était probablement plus encadré et disposant de relations plus saines avec les fidèles – permettant notamment une certaine forme de contrôle indirect. « Par prêtre, il y a eu moins d’abus en zone de chrétienté », résume-t-il.

► 11 h 10 : [QUESTIONS DE LA PRESSE] « Appelons les choses par leur nom »

« On ne peut pas en présence de certains actes de parler de geste déplacés ou contraire à la chasteté, s’indigne Jean-Marc Sauvé en référence à un langage parfois utilisé dans l’Église. Appelons les choses par leur nom, si on sait nommer les choses, on pourra les combattre de façon appropriée », exhorte-t-il.

► 10 h 55 : [QUESTIONS DE LA PRESSE] 3 000 prédateurs, un « chiffre plancher »

Jean-Marc Sauvé est interrogé sur le rapport entre le nombre de victimes d’une part – 216 000 – et de prédateurs recensés – environ 3 000 – ce qui correspondrait à une moyenne de 70 victimes par abuseurs. Première réponse : le nombre de 3 000 prédateurs ne concerne que les hommes, alors que des religieuses ont aussi commis des violences. Le nombre de victimes par auteur homme s’élèverait à 63 pour les victimes mineures, nombre qui reste toutefois très élevé.

Seconde réponse : 3 000 est un « nombre minimal », un « chiffre plancher ». Selon lui l’incertitude n’est pas tant sur le nombre de victimes que sur le nombre de prédateurs. Pour lui, le chiffre de 216 000 « nous approche beaucoup plus de la vérité que le nombre de personnes qui se sont adressées à nous et dont on a trouvé traces dans des archives ».

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► 10 h 45 : [VÉRONIQUE MARGRON] Les violences sexuelles, « des crimes contre l’humanité du sujet intime »

« Que l’Église et la vie religieuse, qui n’ont pas d’autres finalités que de témoigner de cette vie surabondante qui vient de Dieu, aient pu porter la mort, et la mort massive, est intolérable, crucifiant. Et nous rend éminemment responsables », poursuit encore sœur Véronique Margron. Elle définit les violences sexuelles commises dans l’Église comme des« crimes contre l’humanité du sujet intime, croyant, aimant ». Et de questionner : « Comment s’en remettre ? Je ne sais pas. »

La voix tremblante, sœur Véronique Margron termine son allocution. Contrairement à Mgr de Moulins-Beaufort, elle reçoit quelques applaudissements.

► 10 h 40 : [VÉRONIQUE MARGRON] « Il faut se taire pour se recueillir devant chaque vie plongée dans les abîmes »

Sœur Véronique Margron lit son discours, mais sa voix marque son émotion. « Peut-on bien recevoir un désastre ?, s’interroge la présidente de la Corref. Que dire, sinon éprouver un infini chagrin,une honte charnelle, une indignation absolue ? (…) Il faut se taire tout au-dedans de soi pour se recueillir devant chaque vie plongée dans les abîmes, devant les crimes massifs commis dans l’Église, mon Église. Devant ce peuple brisé par la violence de l’effraction. »

« Il est bien difficile de vous remercier de pareille révélation, poursuit sœur Véronique Margron à l’attention des membres de la Ciase. Pourtant je le fais avec une très grande gratitude. (…) Je mesure un peu l’épreuve inédite qu’aura représentée de s’enfoncer dans ces bas-fonds de l’humanité. »

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►10 h 30 [ÉRIC DE MOULINS-BEAUFORT] « Mon désir est de vous demander pardon »

C’est désormais au tour de Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, de s’exprimer à l’estrade. Le rapport « rude, sévère » décrit une situation « effarante », qui « dépasse ce que nous pouvions supposer », reconnaît-il. Il salue le « courage » et la « force intérieure » de ceux qui sont parvenus à s’exprimer.

Aux victimes « j’exprime ma honte, mon effroi, ainsi que ma détermination à agir avec elles pour que le refus de voir, d’entendre, la volonté de cacher ou de dissimuler, la réticence à les dénoncer publiquement disparaissent ». « Mon désir en ce jour est de vous demander pardon »,dit gravement l’archevêque de Reims.

« Le rapport de la Ciase nous appelle à plus de lucidité encore, le temps de la naïveté et des ambiguïtés est dépassé », déclare encore Éric de Moulins-Beaufort, parlant d’un « effroyable tableau ». Lorsque celui qui commet une agression sexuelle, note-t-il, le dommage chez l’enfant victime est « augmenté de façon exponentielle ». Il demande aux catholiques, fidèles et consacrés, de lire le rapport.

Il termine son intervention sans aucun applaudissement. Sœur Véronique Margron s’exprime désormais.

► 10 h 30 [JEAN-MARC SAUVÉ] « L’Église doit faire tout ce qui est nécessaire pour reconstruire »

Pour le président de la Ciase, « nous savons que l’Église catholique est partie prenante à notre société, en est une composante essentielle. Il est donc impératif de rétablir une alliance qui a été mise à mal. »« L’Église peut et doit faire tout ce qui est nécessaire pour rétablir ce qui a été abîmé et reconstruire ce qui a été abimé », déclare Jean-Marc Sauvé en conclusion de sa présentation.

Mgr Éric de Moulins-Beaufort et sœur Véronique Margron montent maintenant sur scène pour recevoir le rapport des mains de Jean-Marc Sauvé.

► 10 h 25 [VOS RÉACTIONS] Cécile, 53 ans, Paris

« Comment continuer à suivre une Église coupable de tant de crimes ? De tant d’abus ? Combien de prêtres et d’évêques ont couvert tout cela ? Combien de paroissiens ? Mon dégoût est immense. Comme catholique, mère, femme, croyante, humaine. »

► 10 h 20 : [JEAN-MARC SAUVÉ] Le souhait d’une réforme du droit de l’Église

Jean-Marc Sauvé exige une réforme du droit de l’Église qui, selon lui, n’a pas su prévenir comme il aurait dû les violences sexuelles. Il demande que soit introduit les règles du procès équitable. Le droit canonique, annonce-t-il, a une « trop grande confusion » des responsabilités de l’évêque qui est à la foi responsable des ressources humaines de son diocèse, celui qui est chargé de l’application des peines, le promoteur de justice etc. Il se réjouit donc de la création d’un tribunal pénal canonique interdiocésain. Il dénonce également que, pour le moment, la victime soit la grande absente des procédures canoniques.

« Le secret de confession ne peut pas être opposé à l’obligation de dénoncer » des atteintes graves sur des mineurs ou des personnes vulnérables, estime la commission. C’est à la fois une obligation du droit français, mais aussi une « obligation de droit naturel de protection de la vie et de la dignité des personnes. » S’il se dit conscient de la « sensibilité » de cette recommandation, ce catholique pratiquant annonce y « adhérer » lui-même.

« Il nous semble indispensable de se pencher sur tout ce qui a pu nourrir ou justifier les abus puis les violences sexuelles notamment une forme d’hyperbolisation de l’autorité du prêtre, une sacralisation excessive, l’identification du prêtre au Christ dans tous les aspects de sa vie », poursuit encore Jean-Marc Sauvé. Il dit sa « stupéfaction » devant le fait que le sacrement de pénitence ait pu servir de cadre à des violences sexuelles. Il dénonce également le « dévoiement » de certains charismes.

Concernant la morale sexuelle, il regrette un « nivellement excessif », avec la mise sur le même plan des relations sexuelles consentantes hors mariage et des violences sexuelles.« Ce n’est pas acceptable et doit être revu, ce n’est pas une question de dogme, mais d’enseignement ». « Les agressions sexuelles sont des œuvres de mort », martèle-t-il.

► 10 h 10 : [JEAN-MARC SAUVÉ] Les indemnisations « [ne sont] pas un don, c’est un dû »

« L’Église a aussi biaisé par rapport à ses propres enseignements », tacle Jean-Marc Sauvé. Les mesures ont été prises en réaction aux événements et inégalement appliquées. Il faut une « reconnaissance de la responsabilité de l’institution », demandent à l’unanimité les membres de la Ciase.

Jean-Marc Sauvé demande également de « réparer » autant que possible. Il souhaite la mise en place d’une institution indépendante capable de reconnaître la qualité de victimes, notamment pour les personnes concernées par des faits prescrits. Il demande également « d’indemniser » les victimes et recommande ce que ces indemnisations ne soient pas forfaitaires – contrairement donc, aux plans actuels de l’épiscopat français. « Ce n’est pas un don, c’est un dû, les victimes ont une créance et l’Église a contracté une dette à leur égard », insiste Jean-Marc Sauvé.

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► 10 h 05 : [JEAN-MARC SAUVÉ] « Il faut reconnaître la responsabilité de l’Église »

Jean-Marc Sauvé dresse désormais le tableau des réponses de l’Église. D’abord, une « indifférence », une volonté de « protéger l’institution » et une volonté de « maintenir dans le sacerdoce les prêtres défaillants ». Cette réponse correspond à peu près à la période 1950-1970.

Puis « petit à petit », l’Église et la société prennent conscience des « dommages », des « traumatismes » causés par ces violences. Un changement de cap a lieu en 2000, en « contexte de crise » avec le procès de Mgr Pican. Une « tolérance zéro » est annoncée, mais cette politique« tarde à être mise en œuvre », notamment en raisons de « liens de confraternité » entre les clercs et les religieux. Il compare notamment avec l’éducation nationale, où, selon lui, les mécanismes ont été bien plus rapidement efficaces.

Il faut « reconnaître la responsabilité de l’Église », exige Jean-Marc Sauvé. Il y a eu des « fautes », celles des agresseurs mais aussi celles des responsables qui n’ont pas dénoncé et qui ont mis des prédateurs en contact avec des enfants. Mais il y a aussi des « négligences, défaillances : le silence, la couverture institutionnelle ». « L’Église n’a pas su voir, pas su entendre, pas su capter les signaux faibles », accuse-t-il, ni su prendre les mesures rigoureuses qui s’imposaient.

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► [VOS RÉACTIONS] Roger, 72 ans, Val-de-Marne

« J’espère que ce rapport va délivrer de leur honte, tous ces jeunes adolescents qui, aujourd’hui, septuagénaires pour la plupart, pourront se réconcilier avec l’Église. »

► 10 heures : [COMPRENDRE] Qu’est-ce qu’un laïc en mission ecclésiale ?

À partir de l’étude menée par l’Inserm sur la base d’une enquête Ifop en population générale, la Ciase dénombre 216 000 personnes agressées sexuellement par des prêtres, religieux ou religieuses. Ce chiffre s’établit à 330 000 si l’on inclut celles qui ont été agressées par des « agresseurs laïcs travaillant dans des institutions de l’Église catholique ».

« Laïc en mission ecclésiale » est le nom est donné aux non-clercs qui travaillent pour le compte de l’Église. En l’occurrence, ces agresseurs laïcs se trouvent notamment dans les établissements d’enseignement catholique (professeur, maître d’internat…), dans les aumôneries ou dans les mouvements d’Église (chef scout ou animateur de camps de vacances).

► 9 h 45 : [LE PROFIL DES VICTIMES] 80 % de garçons parmi les victimes d’abus sexuels

Les garçons représentent près de 80 % des victimes, avec une forte concentration pour les enfants de 10 à 13 ans. Les filles victimes, elles, sont réparties plus équitablement entre les tranches d’âges. Dans l’ensemble de la société, les filles sont largement plus victimes. Jean-Marc Sauvé parle d’un « effet d’opportunité » pour les prêtres grâce à un contact plus aisé avec les jeunes garçons. Mais cela ne suffirait pas à expliquer entièrement cette particularité des violences commises au sein de l’Église catholique, souligne-t-il.

Selon Jean-Marc Sauvé, les violences sexuelles se sont produites à 56 % dans les années 1950-1969. Puis elles ont « nettement diminué » dans les années 1970 et 1980, mais « se sont maintenues » depuis les années 1990.

Il y a eu une baisse, reconnaît-il, mais cela correspond à la baisse des effectifs de prêtres et religieux et la baisse de fréquentation des institutions ecclésiales. Ainsi, calcule-t-il, la baisse est « nette » entre les années 1950 et 1970 et jusqu’à 1990, mais « ensuite cette baisse cesse, nous sommes sur un plateau ». « Il faut se départir de l’idée que les violences sexuelles dans l’Église catholique ont été complètement éradiquées que le problème est derrière nous : non, le problème subsiste. »

► 9 h 40 : [LE CHIFFRE] La Ciase dénombre 216 000 victimes d’abus sexuels commis par des prêtres ou des religieux

« Les travaux menés confirment l’ampleur des violences sexuelles dans notre société », énonce Jean-Marc Sauvé. « C’est dans les familles et les cercles amicaux que les violences sont de loin les plus nombreuses. »

Le président de la Ciase annonce que l’enquête de l’Inserm a permis d’estimer que 216 000 Français majeurs ont subi des violences sexuelles pendant leur minorité par des consacrés.« Cela ne concerne que les personnes aujourd’hui vivantes », souligne-t-il. En ajoutant les victimes de laïcs en mission ecclésiale (par exemple dans l’enseignement religieux ou dans l’enseignement catholique), « le nombre de victimes passe à 330 000 ». Ces chiffres sont « accablants et ne peuvent en aucun cas rester sans suites ».Il veut donc des « mesures très fortes ».

Jean-Marc Sauvé annonce également que la « prévalence » des violences sexuelles est « significativement » plus forte dans les milieux ecclésiaux que dans les autres cercles de socialisation comme l’école ou les camps de vacances.

► 9 h 35 : [JEAN-MARC SAUVÉ] : « Le vécu des victimes a été la matrice de notre travail »

Ancien vice-président du Conseil d’État et président de la Ciase, Jean-Marc Sauvé annonce un rapport de 485 pages et 2500 pages d’annexes. La commission ne détient pas « la vérité, et moins encore toute la vérité », prévient-il. « Nous avons voulu placer les victimes au centre et au cœur de notre démarche. » « Le vécu des victimes a été la matrice de travail de notre commission », car elles détiennent un « savoir unique sur les violences sexuelles », leur parole est donc le « fil directeur » du rapport de la commission.

De victimes, salue-t-il, ces personnes sont devenues « témoins et acteurs de la vérité ». Il salue le « courage des victimes » qui ont parlé. « Les victimes n’ont pas seulement été écoutées », mais ont participé à un travail de « coconstruction » du rapport et de ses recommandations, notamment en matière de reconnaissance, de responsabilité et d’indemnisation, explique Jean-Marc Sauvé.

« Nous avons vécu une expérience humaine et intellectuelle sans beaucoup de précédents dans nos vies », affirme Jean-Marc Sauvé. Il salue les autres membres de la commission et indique que le rapport a été adopté au consensus.

► 9 h 30 : [FRANÇOIS DEVAUX] Aux évêques : « Vous êtes une honte pour notre humanité »

« Les solutions sont aussi lourdes qu’évidentes : il faut refonder le système dans une proportion considérable », insiste François Devaux. Pour lui un « Vatican III » est nécessaire. Il craint une « stratégie fétide » desévêques derrière leur « débat sémantique » sur le forfait financier pour les victimes.

Il s’adresse directement aux évêques : « Vous êtes une honte pour notre humanité, vous avez piétiné l’obligation de droit divin naturel de protection de la vie et de la dignité de la personne alors que c’est l’essence même de votre institution. »« Vous devez payer pour tous ces crimes », assène-t-il, demandant à la salle de répéter cette phrase avec lui. Un chiffre qu’il compte à plusieurs milliards d’euros.

« Le doute restera entier tant que le système restera défaillant », prévient François Devaux. Il demande aux évêques de se « taire » et de « s’exécuter avec ardeur et célérité ». Ses propos sont modérément applaudis.

► 9 h 25 : [VOS RÉACTIONS] Olivier, 64 ans, Rhône

« En réaction à ces chiffres effarants de victimes, des personnes risquent de quitter l’Église. Ce ne serait pas le plus grave. Ce qui serait grave, ce serait de ne pas prendre le temps d’écouter les victimes comme l’a fait la commission et comme nous sommes invités à le faire. De réaliser que la sexualité ne se réduit pas à des organes dans notre corps mais qu’elle concerne toute notre humanité, notamment la vie d’adultes de ceux qui ont été abusés alors qu’ils étaient jeunes. Nous avons maintenant des arguments pour dénoncer le cléricalisme dont font preuve encore certains prêtres. »

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► 9 h 20 : [FRANÇOIS DEVAUX] « Le système est déviant »

François Devaux, lui-même victime, dresse un sévère réquisitoire contre l’Église institutionnelle. Il dénonce ainsi une « trahison de la morale, de l’enfant, de l’innocence de votre propre peuple, de l’Évangile, (…) trahison de tout ». Le fondateur de la Parole libérée poursuit : « Il y a eu la lâcheté, la faiblesse, la dissimulation, la stratégie, le silence, l’hypocrisie, la ruse, le mensonge, les compromis abjects et même la sanction de ceux qui ont osé se révolter. » Il met ainsi en cause « la mécanique systémique d’une institution qui dysfonctionne totalement. Le système est déviant ».

La tâche est « abyssale », assène-t-il, alors que de « simples mesurettes » ont été prises. Il dénonce également un « pape François aux abonnés absents » devant sa responsabilité.

► 9 h 15 : [LA PAROLE LIBÉRÉE] « C’est de l’enfer que vous revenez »

François Devaux, fondateur de La Parole libérée, prend désormais la parole. Il remercie les membres de la Ciase et de pouvoir s’exprimer lors de cette présentation. Il parle d’un « instant si grave. Je crois que nous vivons en ce moment précis un tournant dans notre histoire, rare sont les moments de vérité si traumatisants et si prégnants », déclare-t-il. « Je n’ai aucun doute sur ce que le rapport va révéler : je le sais, c’est de l’enfer que vous revenez, vous, membres de la commission. »

► 9 h 15 : [VICTIMES] Parler, « c’est comme se jeter du deuxième étage de la tour Eiffel »

Un recueil « De victimes à témoins » a été conçu par la Ciase pour recueillir et conserver les paroles de ceux qui ont subi des violences sexuelles. Il sera publié à côté du rapport. Parler, « c’est comme se jeter du deuxième étage de la tour Eiffel », témoigne une victime citée par Alice Casagrande. « Ces témoignages ne nous appartenaient pas, ils nous ont été confiés, charge à nous de les publier, au sens fort du terme », poursuit Alice Casagrande alors que sa voix est marquée par l’émotion.

► 9 h 10 : [LE RÉCIT DES AUDITIONS] La chercheuse Alice Casagrande s’exprime

Alice Casagrande, membre de la Ciase, fait le récit des auditions, des questions, des pleurs, des interrogations des victimes écoutées par la commission. « Sa colère à elle [une victime], est incandescente, il faut tout le courage de Jean-Marc [Sauvé] pour qu’elle parle, plutôt que de se consumer. »« Ces auditions (…) laissent une trace profonde dans le rapport de la Ciase (…) nous avons voulu en garder la trace par ce premier travail de mémoire. »

« Ce n’était pas : vous parlez, nous pensons », explique la membre de la commission. Elle explique ainsi que les commissionnaires ont accepté d’être des « demi-experts qui ne se placent pas en surplomb mais qui ont besoin d’apprendre, encore ».

► 9 h 05 : [EN DIRECT] La conférence de presse a commencé

Président de la Ciase, Jean-Marc Sauvé débute la conférence de presse en lisant un message que lui a adressé la veille une victime. « Je vous remercie d’avoir bien voulu faire le sale boulot », écrit cette personne. « Je veux que vous sachiez que ce travail est fondamental pour les victimes, enfin nos histoires singulières, blessées vont être réunies sous une même reliure pour faire l’histoire. »

Jean-Marc Sauvé note la présence, outre de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, et de sœur Véronique Margron, présidente de la Corref, de Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique en France.

► 9 heures : [NOS JOURNALISTES] En direct de la salle de la conférence de presse

► 8 h 55 [VOS RÉACTIONS] Père Pierre

« Nos évêques et les responsables religieux depuis 70 ans ont manqué à leurs devoirs. Ils ont utilisé le droit en leur faveur. Dans le corps de l’Église, la partie la plus malade, c’est la tête. La partie la plus difficile à venir dans la réforme qui s’impose, et qui commence avec le Synode de 2023 du pape François, va être la refonte de l’épiscopat. Il faut déféodaliser et démonseigneuriser les évêques. Ils ont trop joué aux princes : MON diocèse, MES prêtres, MES fidèles. À pied sur la route avec tout le monde ! »

► 8 h 35 [ÉDITORIAL] Le temps de l’écoute

« Quelle est l’ampleur des abus ? Dans quelle mesure l’organisation ecclésiale les a-t-elle facilités ? Comment les éviter à l’avenir ? À ces questions, la Ciase va apporter des réponses douloureuses », anticipe Jérôme Chapuis, directeur de la rédaction La Croix.

EN DIRECT - Abus sexuels : le pape François dit son « immense chagrin »

► 8 h 30 [APPRÉHENSION] L’Église retient son souffle

L’onde de choc balaiera-t-elle tout sur son passage ? Depuis des semaines, l’Église se prépare à recevoir les conclusions de la commission qu’elle a elle-même constituée. Malgré le très médiatique procès de Bernard Preynat et les révélations sur le fondateur de l’Arche, Jean Vanier, les paroissiens « vont tomber de très haut » estiment certains prêtres. À la messe ou dans les bulletins paroissiaux, le sujet s’invite régulièrement.

« Le risque, c’est que seuls les diocèses qui se sentent déjà concernés par ces sujets prennent des initiatives pour préparer les esprits », redoute Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieuses et religieux de France (Corref). « Comment voulez-vous vous préparer à une telle catastrophe autrement que par un recueillement ? C’est élémentaire, mais ce n’est pas proposé partout. »

► 8 h 25 : [VOS RÉACTIONS] Laurence :

« Merci à l’Église d’avoir fait appel à une commission extérieure et indépendante. Merci à ceux qui en ont fait partie et à ceux qui ont apporté leurs témoignages. Il nous reste à nous chrétiens et non chrétiens d’accueillir ce rapport avec intelligence et compassion. »

►8 h 15 : [LE CHIFFRE] Entre 2 900 et 3 200 religieux mis en cause

Dimanche 3 octobre, des éléments du rapport de la Ciase ont été publiés dans certains médias. Ils donnent l’ampleur des abus qu’ont recensés les membres de la commission : entre 2 900 et 3 200 prêtres et religieux entre 1950 et 2020 ont été des abuseurs, dont le nombre de victimes devrait dépasser un nombre à six chiffres. La Ciase parle dès lors d’un problème « systémique », et non de dérives individuelles.

Si, de fait, la Cef et la Corref ont pris des mesures pour faire face au fléau des violences sexuelles dans l’Église ces dernières années, la commission devrait annoncer un train de recommandations précises qui toucheront à plusieurs domaines : écoute des victimes, prévention, formation des prêtres et religieux, droit canonique, transformation de la gouvernance de l’Église…

► [PROGRAMME] Le déroulé de la journée :

♦ 9 heures : ouverture de la conférence de presse par des témoignages de victimes.

Des questions pourront ensuite être adressées aux membres de la Ciase uniquement, sous la médiation d’Olivia Mons, porte-parole de la fédération France Victimes.

♦ 11 heures : fin de la conférence de presse. Plusieurs échanges sont prévus entre la presse et Jean-Marc Sauvé, la Ciase, la CEF, la Corref et les victimes jusqu’à 11 h 45.

Bonjour à tous et à toutes et bienvenue sur ce direct consacré à la remise du rapport de la Commission indépendante sur les abus dans l’Église (Ciase). Ce rapport doit détailler l’étendue des violences sexuelles commises par des membres du clergé sur des enfants et des adultes depuis 1950, et la façon dont l’Église catholique a traité ces affaires. Présidée depuis novembre 2018 par Jean-Marc Sauvé, la Ciase a recueilli la parole de plus de 6 400 victimes, dont 250 qui ont été auditionnées directement.

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